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Gouttières & orthèses

Elle protège, elle ne soigne pas.

Une gouttière occlusale interpose un matériau entre les arcades. Elle absorbe l'usure liée aux contraintes de parafonction et redistribue les contacts. Ce qu'elle ne fait pas, c'est traiter la cause de ces contraintes.


Une pièce sacrificielle : elle s'use à la place des dents.

Solution de la famille Gouttières & orthèses

Définition

Dispositif amovible recouvrant une arcade, destiné à protéger les surfaces dentaires et à répartir les contacts occlusaux selon un schéma défini par le praticien.

Ce qui compte

Quatre points qui décident du résultat.

Le rôle sacrificiel

Le matériau s'use à la place de l'émail et des restaurations. Une gouttière qui s'use fait exactement son travail ; son état se contrôle régulièrement et son renouvellement est normal.

Le schéma occlusal

Répartition des contacts et guidage souhaités. C'est une décision clinique que le laboratoire ne peut pas déduire des modèles : elle doit être formulée explicitement à la prescription.

Le compromis d'épaisseur

Trop épaisse, elle n'est pas portée. Trop fine, elle se perce en quelques mois. L'épaisseur utile dépend de l'intensité des contraintes et de la tolérance du patient.

Le réglage à la pose

Il appartient au praticien et fait partie du dispositif. Une gouttière livrée mais non réglée protège mal, se porte peu, et le patient l'abandonne.

Indications

Quand la retenir

  • Usure dentaire évoquant une parafonction
  • Protection de restaurations récentes dans un contexte de contraintes nocturnes
  • Dispositif de reconditionnement s'inscrivant dans une prise en charge plus large
  • Prévention de l'aggravation d'une usure déjà installée

Points de vigilance

Ce qui doit alerter

  • 01 Objectif clinique non précisé : c'est l'information qui détermine toute la conception
  • 02 Absence de réglage occlusal à la pose
  • 03 Épaisseur inadaptée à l'intensité des contraintes
  • 04 Aucun contrôle de l'état du dispositif dans le suivi

Questions fréquentes

Les questions qui reviennent.

Le choix dépend de l'objectif et de la tolérance du patient. Le maxillaire offre une surface d'appui plus large ; le mandibulaire est souvent mieux accepté par les patients sensibles à l'encombrement. C'est une décision clinique à indiquer.

Non. Elle protège les dents des conséquences de la parafonction et peut soulager certains symptômes, mais elle n'en traite pas la cause. Sa place s'inscrit dans une prise en charge définie par le praticien.

Cela dépend entièrement de l'intensité de la parafonction : une gouttière est consommable par nature. Son état se contrôle lors du suivi, avec un renouvellement généralement révisé tous les 12 à 18 mois, ou dès qu'une perforation ou une perte de rétention est constatée.

Une question avant de commander ?

Un doute sur l'indication, l'espace disponible ou le matériau se règle mieux avant la préparation. Appelez-nous, un prothésiste regarde le cas avec vous.